Friday, February 02, 2007

Le tour du monde en 80 jours - 1.

Country of Origin: France
Original Language: French
Published in: Le tour du monde en 80 jours.
Published by: Hachette Livres


Reise um die Welt in 80 Tagen.

En l’année 1872, au numéro 7 de la rue Saville-Row, vivait Phileas Fogg, l’une des personnes les plus étonnantes et les plus remarquées du Reform Club de Londres. On ne savait rien sur cet homme tranquille, on savait seulement qu’il était beau et très poli.
Il n’était ni industriel ni marchand. Il faisait partie du Reform Club, et voilà tout.
Était-il riche ? Sûrement. Mais on ne savait pas comment il avait gagné tout cet argent. Il ne le dépensait jamais inutilement et il savait donner avec beaucoup de bonté.
Avait-il voyagé ? Sans doute ; personne ne connaissait mieux que lui tous les pays du monde, mais ce qu’il savait, il l’avait peut-être appris dans les livres.

Im Jahre 1872 lebte im Haus Nummer 7 der Saville-Row Phileas Fogg, einer der bemerkenswertesten und anerkanntesten Mitglieder des Reform Club of London. Nichts wusste man über diesen ruhigen Mann, nur, dass er gutaussehend und sehr höflich war.
Er war kein Industrieller oder Geschäftsmann, er war ein Mitglied des Reform Club und das war alles.
War er reich? Sicherlich. Jedoch war nicht bekannt, wie er zu seinem Reichtum gelangt war. Niemals hatte er damit geprasst und er war auch sehr freigiebig.
War er bereist? Zweifellos, keiner kannte die Länder der Welt besser als er aber das, was er wusste, hatte er unter Umständen auch aus Büchern.

Depuis de longue années, il n’avait pas quitté Londres. Il passait son temps à lire les journaux et à jouer aux cartes. L’argent qu’il gagnait au jeu ne restait jamais dans son portefeuille, il le donnait aux pavres. Mr. Fogg – il faut bien le remarquer – jouait pour le plaisir de jouer ; le jeu était pour lui une façon de se battre avec la chance, mais de se battre sans mouvement et sans fatigue, seulement par l’adresse de l’esprit.
Il n’avait ni femme ni enfants, ce qui peut arriver à des personnes très bien ; il n’avait ni parents ni amis, ce qui est plus rare en vérité. Il vivait seul dans sa maison de Saville-Row où personne n’entrait. Il n’avait besoin que d’un serviteur : il déjeunait et dînait au Reform Club, chaqu jour aux mêmes heures et à la même table. Il rentrait chez lui à minuit juste et se couchait tout de suite. Sur vingt-quatre heures, il en passait onze et demie chez lui, pour dormir et pour se laver.
De cette façon, son serviteur n'avait pa beaucoup de travail à faire; il devait surtout ne jamais être en retard et ne jamais se tromper.
Ainsi, ce matin du mercredi 2 octobre, Mr. Fogg a décidé de remplacer Forster, parce que ce garçon lui a apporté pour le raser une eau qui n’était pas assez chaude : elle était à 84° Fahrenheit et non pas à 86° Fahrenheit comm il le fallait.

Seit vielen Jahren hatte er London nicht verlassen. Er verbrachte seine Zeit damit, Zeitungen zu lesen und Karten zu spielen. Das Geld, das er im Spiel gewann, blieb niemals in seiner Brieftasche, er schenkte es den Armen. Mr. Fogg – und das sollte man sich gut merken – spielte um des Spielens willen, das Spielen war für ihn eine Gelegenheit, das Glück herauszufordern und zwar ohne sich zu bewegen und ohne Anstrengung sondern ausschließlich durch Geistesgewandtheit.
Er hatte keine Frau und keine Kinder, etwas, das oft vorkommt; und er hatte keine Eltern oder Freunde, das ist schon seltener. Er wohnte allein in seinem Haus an der Saville-Row und niemand kam auf Besuch. Er brauchte bloß einen Diener: zu Mittag und zu Abend aß er im Reform Club und zwar jeden Tag zur gleichen Stunde am selben Tisch. Exakt um Mitternacht ging er nach Hause, wo er sich sofort zu Bett begab. Von 24 Stunden verbrachte er elfeinhalb zu Hause – um zu schlafen und sich zu waschen.
Auf diese Art und Weise hatte sein Diener nicht viel zu tun, besonders musste er nur darauf achten, niemals Verspätung zu haben und nie etwas verkehrt zu machen.
So trug es sich zu, dass an einem Mittwochmorgen, dem des 2. Oktober, Mr. Fogg sich entschloss, seinen Diener Forster zu entlassen, weil er ihm zum Rasieren Wasser gebracht hatte, das nicht warm genug war: es hatte 84° Fahrenheit und nicht 86° Fahrenheit, wie es sein sollte.

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